10 novembre 2020

Toutes les couleurs de la nuit

toutes les couleurs

 

Le diagnostic est irrévocable. D’ici trois semaines, Vincent aura perdu la vue. Confronté à son destin, ce prof de tennis de trente-cinq ans qui avait tout pour être heureux expérimente le déni, la colère et le désespoir.
Comment se préparer à vivre dans l’obscurité ? Sur qui compter ? Alors que le monde s’éteint petit à petit autour de lui et que chaque minute devient un parcours d’obstacles, il se réfugie à la campagne où il renoue avec ses souvenirs d’enfance. Les mains plongées dans la terre, Vincent se connecte à ses sens, à l’instant présent et aux autres. Il tente de gagner le match de sa nouvelle vie.
C’est l’histoire lumineuse d’une renaissance, d’une transmission familiale et d’un amour hors normes. Une immersion sensorielle dans un univers méconnu.

 

Vincent Morel a 35 ans, il est professeur de tennis. La vie est belle, il est heureux et projette l'achat d'un appartement et pourquoi pas un bébé avec Emilie.

Jusqu'au jour où, le 25 avril , le docteur Leroy, ophtalmologue lui annonce qu'il est atteint d'une maladie rare, la neuropathie optique de Leber. Elle lui annonce que d'ici trois à cinq semaines tout au plus il perdra la vue et deviendra aveugle. Difficile à croire, à digérer... Avant cette date, il vivait à la surface des choses sans se prendre la tête . Puis sa vie a implosé . 

Après le déni, la colère, comme dans un deuil, Vincent doit entrer dans la phase d’acceptation, la plus difficile car elle est faite de renoncements, de profonds changements. C'est dans la maison de son grand-père qu'il va réapprendre à vivre , se réinventer une autre existence et renouer avec la sagesse . Insupportable pour lui le battant de trébucher, de se déplacer mains en avant , se cogner, jurer, tomber, en vouloir au monde entier ,  se laisser apprivoiser par Lola la fille d'Huguette , accepter l'amitié d'Arnaud et pourquoi pas l'amour de Coline . 

Son talisman reste la lettre de son grand-père :"Les premières années, on explore, on s'agite. En vieillissant, on réfléchit et on devient peut-être un peu plus sage. Je dis "peut-être" parce qu'il n'y a pas de certitudes, jamais. À recommencer, j'aurais choisi la lenteur bien avant. Dépêche-toi d'être lent, si je puis dire.

Je t'aime,

Papi. 

Tout comme pour  son grand-père , c'est l'amour de la terre qui donne un nouveau sens à son existence.  Il va apprendre la patience et aussi se faire confiance .

 Un roman tout en délicatesse , où ombre et  lumière se répondent . Un livre bien documenté sans lourdeur côté scientifique . 

 Une question s'impose à nous : que ferions nous à la place du personnage. ?


 

Posté par Arlettekassiopee à 20:35 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Toutes les couleurs de la nuit

  • c'est fort comme sujet ! il faut du courage pour ne pas se laisser aller. J'ai vécu pendant 20 ans la DMLA de maman. Elle n'était pas dans le noir total mais ne pouvait rien faire ou presque.......... quelle leçon de vie !

    Posté par gibulene, 10 novembre 2020 à 20:52 | | Répondre
    • Tu as raison , ce livre nous permet de voir les choses sous un autre angle et de réaliser notre richesse de ce sens et bien sûr des autres . Bisous

      Posté par Arlettekassiopee, 03 décembre 2020 à 17:14 | | Répondre
  • ma copine a sa fille qui a le même problème,elle qui faisait de la dentelle...Je vais essayer de le trouver!Bisous

    Posté par capitaineecho, 10 novembre 2020 à 20:54 | | Répondre
    • Tu me diras si tu l'as trouvé , lu et aimé ? Bisous

      Posté par Arlettekassiopee, 03 décembre 2020 à 17:15 | | Répondre
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